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Dior « Offstage and Onstage » : Hommage à Rudolf Noureev

Date : 20 janvier 2024

Fidèle à lui-même, Kim Jones présente un vestiaire masculin toujours axé sur le dialogue créatif. Cette saison ne marquera pas le point de départ d’une collaboration artistique, mais l’hommage d’un être proche qui a influencé sa vision.

« J’ai pensé longuement à la relation entre Monsieur Dior et la danseuse de ballet Margot Fonteyn. L’interprétation masculine de cette rencontre fait écho à son partenaire de danse le plus célèbre : Rudolf Noureev. Mon histoire personnelle est étroitement liée à celle de Noureev, à travers la carrière de mon oncle, Colin Jones, danseur de ballet devenu ami de la star qu’il a également photographiée. Cette collection, ou plutôt, ces collections sont fondées sur le contraste : la double excellence de la maison Dior en matière de prêt-à-porter et de haute couture. La différence entre le devant de la scène et les coulisses : la vie théâtrale de Noureev et la réalité. C’est un dialogue entre le style du danseur et celui des archives Dior. » Kim Jones

Ainsi, des turbans torsadés de Stephen Jones évoquant ceux portés par Noureev dans le studio de danse, des shorts larges ajustés portés avec des chaussettes blanches et un riff masculin sur la ballerine, ou une série de tricots côtelés légers et zippés qui plongent bas sur le décolleté comme des cardigans de ballet. La confection, quant à elle, dégageait une sensation de légèreté et de fluidité, légèrement évasée et basée sur des pièces d’archives du mandat d’Yves Saint Laurent à la maison. L’épanouissement final des looks couture – s’élevant dans les airs grâce à une plate-forme tournante, comme si les mannequins étaient des danseurs dans une boîte à musique – était peut-être l’expression la plus théâtrale de Jones à ce jour.

Une collection en deux temps, divisée en prêt-à-porter et couture – ces vingt derniers looks démontrant les capacités extraordinaires de l’atelier Dior. « La collection – ou plutôt les collections, est une question de contraste : les contrastes de la maison Dior en termes de prêt-à-porter et de haute couture », a expliqué Jones. « C’est la différence entre sur scène et dans les coulisses ; la vie de Noureev théâtralement et en réalité. Ici c’est une rencontre entre le style de la danseuse et celui des archives Dior. »

Aussi virevoltantes que les chorégraphies du danseur classique, les couleurs réveillaient par touches les silhouettes, sur des chaussettes montantes, portées avec des ballerines ou sur des tops moulants aux motifs abstraits. Des éclats de couleurs minutieusement orchestrés pour contrebalancer les nuances neutres de la collection.

Une rencontre à la fois fonctionnelle et poétique, de l’utilitaire et du faste, de la réalité du prêt-à-porter et de la théâtralité de la haute couture. Tout se confond et se croise dans la vie métaphorique d’un danseur – tant publique que privée –, à l’image de celle de Rudolf Noureev.

Photos : Dior Homme Automne-Hiver 2024-25 ; Credits : Dior.com

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