Là où le marché impose ses rythmes et ses certitudes, Hermès choisit de faire confiance à l’inconnu. Avec Ginseng Biloba, Christine Nagel défend une vision de la création où l’audace prime sur la prévisibilité, où l’intuition ouvre des voies que la raison seule n’aurait peut-être jamais empruntées. Cinq années de recherche, des centaines de kilos de racines, une feuille réfractaire à la distillation : derrière cette nouvelle Hermessence se dessine le récit d’une quête obstinée, menée sans garantie de résultat, mais portée par une conviction inébranlable. Le 15 octobre, lors de sa présentation, la parfumeuse en a révélé les coulisses, rappelant avec une rare justesse ce qui distingue une véritable démarche créative : « Sans audace, il n’y a pas de création. »
Les 10 montres les plus originales jamais créées
Reverso, Accutron, Crash, Pulsar, Freak, UR-103, HM1, Zeitwerk, Temps Suspendu et H1 : dix montres, de 1931 à 2012, qui ont changé la façon de lire l’heure, de la porter ou de la fabriquer. Une sélection éditoriale, classée par date, qui retient l’originalité du principe plutôt que le prix.
2001 – Ulysse Nardin Freak : la montre sans cadran
La Freak assume son nom : ni cadran, ni aiguilles, ni couronne. Selon une maison de ventes, le concept vient de Rolf Schnyder et de Carole Forestier-Kasapi. Ludwig Oechslin l’a ensuite rendu réalisable. C’est le mouvement lui-même qui tourne pour indiquer l’heure. Le pont inférieur donne les heures, et le pont supérieur, qui fait un tour par heure, désigne les minutes.
Par ailleurs, la cage du tourbillon accomplit un tour complet par heure, au lieu d’un tour par minute. On remonte la montre en tournant le fond de boîte, et on la met à l’heure par la lunette. La Maison indique par ailleurs qu’il s’agit de la première montre mécanique dotée de roues d’échappement en silicium.
Aujourd’hui encore, le principe reste le même. Le boîtier coulisse dans des rainures et pivote de 180 degrés, ce qui cache le cadran et laisse le fond protéger le verre.




