International Design, nouvelle plateforme curatoriale dédiée au design collectible, lance son activité avec l’exposition Cosmic Sound à Nômade Temple Ibiza, consacrée aux objets de la culture DJ. Découverte et immersion annoncée.
Hartis dévoile « Objets de Conversation » au coeur de la Cour de Rohan
Du 18 octobre au 30 novembre 2026, Hartis investit un loft historique niché au cœur de la cour de Rohan, à Saint-Germain-des-Prés. Hugo Besnier y dévoile un nouveau chapitre de sa collection Tour de Mains, qui s’étend désormais à l’univers de la chambre. Dans ce décor singulier, le mobilier de collection entre en résonance avec les œuvres de Picasso, Giacometti et Hockney, composant un dialogue sensible entre art, design et art de vivre.


© Photo par Christophe Coenon pour Hartis Paris.
Hartis Objets de Conversation – Salle à manger imaginée par Hugo Besnier. Table de repas en marqueterie, accompagnée des chaises Biseau et du lustre Ciselure (Hartis Paris).
Aux murs, de droite à gauche : un collage de David Hockney, Christopher Isherwow Talking to Bob Holman, Santa Monica, 1983 (collection privée, Paris), puis une eau-forte de David Hockney, Artist and Model, 1973-1974 (collection privée, Paris), et une peinture à l’huile sur panneau d’Henri Michaux, Peinture Mescalienne, 1955 (collection privée, Paris). Sur la table, un vase japonais ancien en céramique, orné d’une composition florale de Chloé Fage, ainsi qu’une assiette en céramique de Pablo Picasso, Tête de chèvre de profil (avec l’aimable autorisation de la galerie Hélène Bailly-Marcilhac). Sur l’étagère, de gauche à droite : une cruche provençale ancienne du XIXᵉ siècle, un vase japonais vintage et deux céramiques contemporaines du maître Matsubayashi Hosai XVI, établi à Kyoto. À gauche, des chandeliers anciens chinés aux Puces de Saint-Ouen.
Hartis Objets de Conversation : Chez Hartis, tout commence par une conversation. Un dîner qui s’étire, une rencontre inattendue, un « j’étais assis à côté de » qui ouvre le champ des possibles. Pour sa résidence d’automne, la maison française de mobilier de collection investit un loft historique niché dans la cour de Rohan, au cœur de Saint-Germain-des-Prés. Hugo Besnier, son fondateur, y dévoile un nouveau chapitre de Tour de Mains, sa collection désormais prolongée jusque dans l’intimité de la chambre. Ici, le meuble ne se contente pas d’occuper l’espace : il invite à s’y attarder, à recevoir et à se retrouver.
© Photographie de Christophe Coenon pour Hartis Paris.
Cuisine ouverte décorée par Hugo Besnier, avec un banc sur mesure et une suspension en soie. De gauche à droite, une coupe brutaliste vintage en argent, un tabouret des années 1970 en rotin et bambou, des assiettes en grès émaillé d’Albert Thiry et une bouteille à cidre du XIXe siècle provenant d’Ars-en-Ré, garnie de fleurs de Chloé Fage. / Seconde chambre d’amis et coin lecture conçus par Hugo Besnier. Une tête de lit composée d’un cadre de tableau ancien et un lampadaire suédois vintage des années 1980 en marbre et chrome. À l’arrière-plan, le fauteuil Ossature (Hartis Paris), une sculpture murale textile de Sheila Hicks (collection particulière, Paris) et une applique vintage provenant des puces de Saint-Ouen. Au premier plan, une chaise de jardin vintage en bronze provenant de Mas Ermitage, antiquaire à Saint-Tropez.
Hartis, Objets de Conversation : un loft, une cour, des vies d’artistes
Intitulée « Objets de Conversation », cette résidence prend place du 18 octobre au 30 novembre 2026, au cœur de la cour de Rohan, dans le VIe arrondissement de Paris. Chargé d’histoire, ce lieu confidentiel accueille depuis la fin du XIXe siècle ateliers et artistes, et conserve la mémoire d’une vie créative qui imprègne aujourd’hui encore ses murs. C’est dans cet héritage que s’inscrit le projet imaginé par Hartis : un loft pensé comme un intérieur habité, où le mobilier, l’art et les objets composent un dialogue singulier.
© Photographie de Christophe Coenon pour Hartis Paris.
Salon conçu par Hugo Besnier. Fauteuil Ossature (Hartis Paris) sur un tapis sur mesure noué main, Banier & Ovadia. Au mur, une peinture de Judit Reigl, Hors (galerie Dina Vierny). Sur la cheminée, de gauche à droite, un mortier à beurre ancien en bois du sud de la France, une
céramique japonaise du maître raku Motoo Kawasaki, huitième génération, garnie de fleurs de Chloé Fage, suivie d’une céramique de Picasso, Hibou marron noir (galerie Hélène Bailly-Marcilhac). Dans les niches de part et d’autre de la cheminée, deux céramiques vintage provenant des puces de Saint-Ouen. / © Photograph by Christophe Coenon for Hartis Paris. Dining room designed by Hugo Besnier. Marqueterie dining table with Biseau dining chairs and Ciselure Chandelier (Hartis Paris). On the walls : from right to left a collage by David Hockney, “Christopher Isherwood talking to Bob Holman Santa Monica”, 1983 (private collection, Paris) & an etching by David Hockney, “Artist and Model”, 1973-74 (private collection, Paris), followed by an oil on panel by Henri Michaux, “Peinture Mescalienne”,1955 (private collection, Paris.) On the table a vintage ceramic japanese vase with flowers by Chloé Fage and a ceramic plate by Picasso,
“Tete de chevre de profil” (courtesy of Helene Bailly-Marcilhac Gallery).

© Photographie de Christophe Coenon pour Hartis Paris.
Table de salle à manger Marqueterie, chaises Biseau et lustre Ciselure (Hartis Paris). Sur la table, un vase japonais vintage en céramique garni de fleurs de Chloé Fage. À l’arrière-plan, le banc Hache (Hartis Paris) et un dessin de David Hockney, Contre-jour in the French Style (galerie Lelong). Sur le mur de gauche, une photographie d’Arnold Newman représentant David Hockney dans son appartement de la cour de Rohan, 1975 (collection particulière, Paris).
Tour de Mains : une nouvelle dimension, de la chambre au salon
Avec cette nouvelle présentation, Tour de Mains poursuit son développement et investit un territoire plus intime : celui de la chambre. La collection accueille notamment la tête de lit Biseau, les tables de chevet Atelier et les lampes de table Pointe. Les tables basses Grains et le banc Hache viennent compléter cet ensemble, aux côtés des appliques Maillon et Fusion.

© Photographie de Christophe Coenon pour Hartis Paris.
Chambre d’amis conçue par Hugo Besnier. Tête de lit Biseau (Hartis Paris), encadrée d’un décor sur mesure en papier japonais d’Osaka conçu par Hugo Besnier. Un banc vintage, une table de chevet en bois du XIXe siècle et une lampe en porcelaine de Malicorne. Tapis sur mesure en laine nouée main, Banier & Ovadia. Au mur, une aquarelle d’André Masson, Homme totémique (galerie Applicat-Prazan). Sur la table de chevet de gauche, une bouteille à cidre du XIXe siècle provenant d’Ars-en-Ré, garnie de fleurs de Chloé Fage.

© Photographie de Christophe Coenon pour Hartis Paris.
Au mur, deux appliques Fusion de Hartis Paris. Au-dessus de l’escalier, un socle vintage en bois portant un fragment de pierre provenant d’une église romane de Bourgogne du XIIe siècle, représentant une feuille de chêne.
Bois, cuir, pierre et verre se rencontrent dans un jeu de matières que des artisans façonnent à la main. Chaque création révèle une même exigence : célébrer la justesse du geste, la singularité des matériaux et la relation sensible entre le meuble et le corps. Fabriquées en France, les pièces Hartis sont numérotées et réalisées sur commande, dans une approche où le savoir-faire artisanal donne toute sa mesure au dessin.

Hartis, Objets de Conversation : le dialogue œuvres et mobilier
Pour cette résidence, Hugo Besnier a conçu personnellement l’aménagement du loft, imaginant une composition où mobilier, œuvres d’art et céramiques se répondent avec une évidente justesse. Comme dans une collection intime, chaque pièce semble avoir trouvé sa place au fil des rencontres et des affinités. Avec le concours d’Hervé Mikaeloff, il a réuni des œuvres de Balthus, Judit Reigl, David Hockney et Sheila Hicks, ainsi que d’André Masson, Pablo Picasso, Setsuko, Alberto Giacometti et Henri Michaux. Autant de figures dont les parcours entretiennent un lien avec l’histoire artistique de la cour de Rohan.
Plus qu’un espace d’exposition, le loft se révèle comme un véritable lieu de vie, habité par les œuvres autant que par les objets. Ici, l’art ne vient pas simplement accompagner le mobilier : il entre en résonance avec lui, dans une conversation silencieuse entre les formes, les matières et les sensibilités.
© Photographie de Christophe Coenon pour Hartis Paris.
Chambre principale conçue par Hugo Besnier. Une tête de lit sur mesure, avec la table de chevet Atelier et la lampe de table Pointe (Hartis Paris). Tapis sur mesure en laine nouée main, Banier & Ovadia. Sur l’étagère, un vase de l’artiste Giulia Zanvit, Nido, 2026. Au mur, une peinture de Balthus, Enfant au voilier (collection particulière, Paris). / Étagères sur mesure en chêne conçues par Hugo Besnier. De haut en bas et de gauche à droite : un bol japonais du XIVe siècle, dynastie Yuan, ainsi qu’une soupière vintage en céramique verte et sa jarre à huile d’olive assortie, de Provence. Un petit bol néolithique provenant des puces de Saint-Ouen. Des bols japonais et des tasses à thé raku, ainsi qu’un candélabre en bronze patiné de Richard Texier, Waterlily Trilogy Hunt (galerie Downtown – François Laffanour). Des paniers et plateaux en osier de Provence.
Dessiner, faire naître une conversation
« Je suis très gourmand et j’adore recevoir », confie Hugo Besnier. Cette passion de l’hospitalité irrigue jusque dans sa manière de dessiner. Avant même la forme, il pense à ce qu’un meuble doit offrir au corps et aux moments qu’il accompagnera. L’arrondi d’un angle, la souplesse d’une assise, la profondeur d’une table de dîner : chaque détail participe à une même recherche de justesse. Une table, selon lui, doit permettre de prolonger les heures sans jamais que le confort ne devienne une préoccupation.
Cette philosophie donne toute sa cohérence à Tour de Mains. Hugo Besnier imagine un mobilier conçu moins pour être contemplé que pour être vécu, des pièces autour desquelles les conversations s’engagent, les liens se tissent et les instants s’étirent. Le meuble devient alors bien davantage qu’un objet de design : il est le témoin et le complice discret de l’art de recevoir.
Hartis, Objets de Conversation : le mobilier comme art de vivre
Fondée en 2021, Hartis est une maison française dédiée au mobilier de collection contemporain. À travers Tour de Mains, elle affirme une vision du meuble où la précision du dessin rencontre l’excellence du savoir-faire artisanal, au service d’un art de vivre tourné vers le partage. Des pièces pensées pour traverser le temps, mais surtout pour prendre place dans le quotidien, être touchées, habitées et transmises.
Présentée pour la première fois en octobre 2025 dans un appartement du quai Anatole-France, à travers une trentaine de créations, la collection s’écrit aujourd’hui un nouveau chapitre. Son ouverture à l’univers de la chambre prolonge naturellement la démarche de Hugo Besnier : imaginer un mobilier qui accompagne les différents espaces de vie, des moments de convivialité aux instants plus intimes.

Hugo Besnier © Photo par Christophe Coenon pour Hartis Paris.
Hartis, Objets de Conversation : une autre manière de faire vivre le design
À l’occasion de la semaine de l’art à Paris, Hartis fait le choix de présenter ses créations loin des formats traditionnels de l’exposition, en investissant un véritable lieu de vie. En faisant dialoguer mobilier de collection, œuvres majeures et céramiques au sein d’un même intérieur, la maison propose une approche plus incarnée du design, où chaque pièce trouve sa place dans un ensemble pensé pour être habité.
Une vision qui rappelle que le mobilier révèle pleinement sa raison d’être lorsqu’il dépasse sa seule dimension esthétique pour s’inscrire dans l’expérience quotidienne : autour d’une table, au fil d’une conversation ou dans l’intimité d’une chambre.
Découvez aussi « Confidences d’un Tour de Mains », Roberto Platé, Hartis et CMS Collection : Habiter l’espace, révéler le regard. Enfin, la collection est présentée sur le site officiel de Hartis.
Sources : Hartis.























