Là où le marché impose ses rythmes et ses certitudes, Hermès choisit de faire confiance à l’inconnu. Avec Ginseng Biloba, Christine Nagel défend une vision de la création où l’audace prime sur la prévisibilité, où l’intuition ouvre des voies que la raison seule n’aurait peut-être jamais empruntées. Cinq années de recherche, des centaines de kilos de racines, une feuille réfractaire à la distillation : derrière cette nouvelle Hermessence se dessine le récit d’une quête obstinée, menée sans garantie de résultat, mais portée par une conviction inébranlable. Le 15 octobre, lors de sa présentation, la parfumeuse en a révélé les coulisses, rappelant avec une rare justesse ce qui distingue une véritable démarche créative : « Sans audace, il n’y a pas de création. »
Les 10 montres les plus originales jamais créées
Reverso, Accutron, Crash, Pulsar, Freak, UR-103, HM1, Zeitwerk, Temps Suspendu et H1 : dix montres, de 1931 à 2012, qui ont changé la façon de lire l’heure, de la porter ou de la fabriquer. Une sélection éditoriale, classée par date, qui retient l’originalité du principe plutôt que le prix.
Montres les plus originales : Une montre sans cadran, une autre qui fait disparaître l’heure, une troisième qui lit le temps dans un liquide : l’horlogerie adore les audaces. Certaines idées ont fait école, d’autres sont restées uniques. Nous en avons retenu dix, de 1931 à 2012, qui racontent chacune une façon différente de regarder le temps.
Ce classement est une sélection éditoriale, donc subjective. Nous avons retenu des montres commercialisées, dont le principe tient en une phrase et qui paraissaient nouvelles au moment de leur sortie. Le critère est l’originalité de l’idée, qu’elle touche à l’affichage, à l’énergie, à la forme ou à l’usage. Le prix, la cote et la popularité n’entrent pas en compte. Les dix montres sont classées par date, sans hiérarchie entre elles.
1931 – Jaeger-LeCoultre Reverso : la montre qui se retourne parmi les montres les plus originales
Tout commence sur un terrain de polo. Selon l’histoire racontée par la presse horlogère, des officiers britanniques en Inde se plaignaient que leurs maillets brisent les verres de leurs montres. De retour d’un voyage en Inde en 1930, César de Trey cherche une solution auprès de Jacques-David LeCoultre. Le designer René-Alfred Chauvot dépose le brevet du boîtier réversible le 4 mars 1931.
Aujourd’hui encore, le principe reste le même. Le boîtier coulisse dans des rainures et pivote de 180 degrés, ce qui cache le cadran et laisse le fond protéger le verre.




