LVMH progresse de 1 %, Hermès de 4,3 % à taux constants, Kering recule de 1 % à données comparables. Au troisième trimestre 2026, les grands noms du luxe affichent des trajectoires très différentes, entre une Chine en retrait, des États-Unis et un Japon solides, et une joaillerie plus résistante que la mode.
251 milliards d’euros envolés : La Bourse sanctionne le luxe européen
Selon des calculs de la presse financière publiés le 25 octobre, les six premiers groupes de luxe européens ont perdu 251 milliards d’euros de capitalisation depuis janvier. LVMH en concentre 131,6 milliards et Hermès 93,3 milliards, soit près de 90 % du total. La faiblesse de la demande chinoise est citée en cause.
Luxe Européen Bourse 2026 : Le luxe européen n’a pas seulement ralenti. Il s’est dévalué. Selon des calculs de la presse financière publiés le dimanche 25 octobre, les six premiers groupes du secteur ont perdu ensemble 251 milliards d’euros de valeur boursière depuis le début de l’année. LVMH et Hermès, ses deux plus grandes capitalisations, concentrent à eux seuls près de 90 % de cette chute. La presse financière met en cause la demande chinoise.

Luxe Européen Bourse 2026 : Deux groupes, près de 90 % du recul
Les six groupes concernés sont LVMH, Hermès, Kering, Richemont, Prada et Moncler. LVMH perd 131,6 milliards d’euros de capitalisation, et Hermès 93,3 milliards. À eux deux, ils totalisent environ 225 milliards, soit près de 90 % de l’ensemble. Les montants des quatre autres groupes ne figurent pas dans les reprises que nous avons lues.
Ces chiffres sont des calculs publiés par la presse financière, repris par plusieurs médias. Nous ne les avons pas recalculés, et la méthode exacte de calcul n’est pas détaillée dans les reprises.

La Chine, au cœur de l’explication
La presse financière relie ce recul au ralentissement de la demande chinoise. Selon elle, après une décennie d’achats effrénés, la clientèle chinoise se retient soudainement. Elle met en cause la crise prolongée de l’immobilier et la faiblesse de la Bourse chinoise, qui érodent le pouvoir d’achat de la classe moyenne.

Les résultats du troisième trimestre vont dans ce sens. La Mode et Maroquinerie de LVMH recule de 5 % en organique, et Gucci cède 6 %, à 1,29 milliard d’euros. En revanche, Hermès progresse de 4,3 % à changes constants, un rythme inférieur aux attentes selon la presse spécialisée. Notre analyse détaillée de ces résultats est à lire dans notre dossier sur le marché du luxe au troisième trimestre.

Luxe Européen Bourse 2026 : Quand la Bourse recule plus vite que les ventes
Le contraste est frappant. Hermès continue de croître, et pourtant le groupe perd 93,3 milliards d’euros de valeur boursière. Selon la presse financière, la baisse de la capitalisation dépasse celle des revenus : les investisseurs paient moins cher chaque euro de bénéfice futur. Autrement dit, la correction mesure moins un effondrement des ventes qu’un recul de la confiance.
Cette nuance compte. Une capitalisation n’est ni un chiffre d’affaires, ni un bénéfice. Elle reflète ce que les marchés acceptent de payer, et elle peut remonter aussi vite qu’elle est tombée.


Luxe Européen Bourse 2026 : L’analyse
Longtemps considérée comme une valeur refuge, Hermès recule désormais avec le reste du secteur. Les marchés semblent ne plus distinguer les maisons les plus rares des autres. Cette lecture est une hypothèse éditoriale. Elle repose sur un seul indicateur, la capitalisation, et sur des calculs que nous n’avons pas vérifiés.
Reste une inconnue de taille. Si la baisse tient à la Chine, elle peut s’inverser avec la demande. Si elle tient à une nouvelle norme de valorisation, le secteur devra apprendre à vivre avec des multiples plus bas.
Plusieurs questions restent ouvertes. LVMH et Hermès envisagent-ils des rachats d’actions pour soutenir leurs cours ? À quel niveau les multiples de résultats se situent-ils, par rapport à la moyenne de dix ans ? Enfin, quel effet cette baisse aura-t-elle sur la fortune des familles actionnaires ? Nous n’avons aucune réponse à ce stade.
Pour le contexte chinois, lisez notre article sur le recul des ventes de luxe en Chine en juillet. Enfin, les publications financières du groupe sont consultables sur le site officiel de LVMH.

Sources : LVMH, Hermès, Kering.


