Le 17 février 2026 s’ouvre sous le signe du Cheval de Feu. Dans l’astrologie chinoise, il incarne l’élan vital, la fougue, la loyauté et une prospérité conquise avec panache. Chaque Nouvel An lunaire offre aux grandes Maisons horlogères l’occasion de dialoguer avec cet imaginaire millénaire. Certaines y voient un terrain d’expression pour leurs métiers d’art, d’autres une opportunité de réinventer leurs icônes. Toutes y projettent un même désir : inscrire le temps dans la symbolique. Voici neuf créations qui, chacune à leur manière, transforment la course du cheval en mouvement d’aiguille, en éclat d’émail ou en vibration mécanique.
Dior décroche sa première étoile Michelin au 30 Montaigne signé Yannick Alléno
Au cœur de l’avenue Montaigne, dans ce lieu mythique où tout a commencé, Dior inscrit une nouvelle page de son histoire en obtenant sa première étoile au Guide Michelin. Une distinction qui, plus qu’un symbole, célèbre une vision : celle d’un art de vivre total, où la mode dialogue désormais avec la gastronomie.

Quatre-vingts ans après l’installation de Christian Dior dans cette adresse devenue iconique, la maison semble renouer avec une part intime de son héritage. Amateur de plaisirs raffinés autant que d’harmonie esthétique, le couturier aurait sans doute vu dans cette étoile une forme d’alignement parfait presque céleste entre ses passions.

Aux commandes du restaurant Monsieur Dior, Yannick Alléno insuffle depuis quelques mois une énergie nouvelle. Figure majeure de la gastronomie contemporaine, le chef orchestre ici une partition subtile où chaque plat se pense comme une silhouette. Les textures se superposent, les saveurs s’assemblent, les détails s’affinent avec la précision d’un atelier de couture.

Dans l’assiette, les références à l’univers Dior se dessinent avec délicatesse. L’Œuf Christian Dior devient une signature, tandis que la Poularde Cousue Main ou la Lasagne Couture revisitent les codes de la maison avec esprit. Même la pâtisserie se fait langage, à l’image des choux Rose des Vents, évocation gourmande des symboles chers au créateur. Chaque création raconte une histoire, tissant un lien sensible entre mémoire et modernité.
Plus qu’un restaurant, Monsieur Dior s’impose comme une expérience immersive. Le lieu prolonge l’identité de la maison, où l’esthétique ne s’arrête pas aux vitrines mais s’invite à table. Cette étoile vient ainsi consacrer une stratégie initiée depuis plusieurs années : faire de la gastronomie un territoire d’expression à part entière.

Car l’univers imaginé par Yannick Alléno dépasse largement les murs du 30 Montaigne. Du Café Dior à la pâtisserie Le Jardin, jusqu’aux collaborations avec d’autres maisons du groupe LVMH, le chef tisse un réseau d’expériences où le goût devient un prolongement naturel du luxe.

Avec cette première étoile, Dior ne se contente pas d’entrer dans le cercle très fermé de la haute gastronomie. La maison affirme une conviction profonde : celle que le luxe, aujourd’hui, ne se limite plus à être vu, il se vit, se ressent, et désormais, se savoure.





