Dans un paysage du luxe encore traversé par les soubresauts de l’inflation, les hésitations asiatiques et la fin d’une ère d’euphorie quantitative, certains groupes avancent avec plus de justesse que d’autres. Richemont est de ceux-là. À contre-courant d’un marché devenu plus sélectif, le groupe genevois signe une partition maîtrisée, où la croissance ne se joue plus dans le volume mais dans la valeur. Sur le trimestre clos fin décembre, la Maison affiche une solidité qui force le respect. Les chiffres, sans ostentation, racontent une histoire plus subtile : celle d’un luxe qui sait où il va, et surtout, pourquoi.











