Dans l’histoire des grandes maisons italiennes, certaines signatures semblent indissociables de la famille qui leur a donné naissance. Missoni en fait partie. Pourtant, après plus de sept décennies sous contrôle familial, la maison lombarde entame aujourd’hui une nouvelle étape de son histoire. Le fonds d’investissement italien Fondo Strategico Italiano (FSI) devient l’actionnaire majoritaire avec 75 % du capital, tandis que l’investisseur allemand Katjes Quiet Luxury en détient désormais 25 %. Une transition stratégique qui marque la fin d’une ère, tout en affirmant une volonté claire : inscrire Missoni dans une nouvelle dynamique de croissance, sans renier ses racines.
Sonia Rykiel : la griffe française tire sa révérence sous le poids d’une liquidation judiciaire
Chapitre dernier pour Sonia Rykiel : la griffe française tire sa révérence sous le poids d’une liquidation judiciaire.
Ce jeudi 25 Juillet marque la fin d’une ère. Faute de repreneurs, la célèbre maison de prêt-à-porter Sonia Rykiel a été liquidée par le Tribunal de Commerce de la ville de Paris. Décédée il y a près de trois ans, « la reine du tricot » rencontrait déjà des difficultés financières. En effet en 2013, le groupe hongkongais Fung Brands rachetait 80 % du capital de l’une des dernières maisons de prêt-à-porter indépendantes. En 2018, les chiffres d’affaires en baisse alarment. Le nombre de salariés est par la suite réduit de moitié dans l’espoir de pouvoir remonter la pente, en vain. La fin est inévitable.
Cependant, comme disait un bien connu Yves Saint Laurent, « Les modes passent, le style est éternel ». Lancée dans les Swinging Sixties, Sonia Rykiel est le symbole de la parisienne sensuelle, libre et indépendante. Elle incarne la « démode » et met au goût du jour les mailles aux coutures apparentes. Le 29 Septembre 2018, « la reine de la maille » devient alors la première créatrice de mode à donner son nom à une rue de Paris : l’Allée Sonia Rykiel. Plus qu’une marque, Sonia Rykiel est un symbole français qui ne cessera d’exister dans la mémoire collective. Ainsi, la maison ferme ses portes de la rue des saints pères, mais ouvre une fenêtre vers un avenir plus qu’attendu où « Le pantalon c’est la possibilité de l’égalité entre les femmes qui ont de belles jambes et celles qui n’en ont pas »



