Chaque année, les lignes du pouvoir économique se redessinent au gré des chiffres, des innovations et des ambitions. En 2025, le magazine Time, épaulé par Statista, a dévoilé son classement des meilleures entreprises du monde, un palmarès mesurant la satisfaction des employés, la croissance du chiffre d’affaires et la transparence en matière de développement durable. Si les premières places sont dominées par les titans de la technologie – Nvidia, Microsoft, Meta ou encore Amazon – quelques fleurons du luxe viennent, avec discrétion et éclat, inscrire leurs noms dans ce concert mondial.
Rolex : La manufacture rehausse ses prix dès le 1er janvier 2026
À l’aube de la nouvelle année, Rolex confirme sa tradition immuable : l’ajustement annuel de ses prix. Aux États-Unis, la hausse devrait atteindre en moyenne +7 %, selon le site spécialisé WatchPro, avec des écarts selon les matériaux et modèles.
Les références en acier, comme les Submariner ou GMT-Master II, subiront des augmentations plus modérées, généralement comprises entre 5 et 6 %, tandis que les modèles en or, de la Day-Date à certaines déclinaisons de la Daytona, pourraient voir leurs tarifs grimper jusqu’à 9 %.
Cette révision n’est pas seulement la conséquence de la conjoncture. Elle répond à plusieurs facteurs spécifiques au marché américain : droits de douane sur les importations suisses, variation du dollar face au franc suisse, et hausse du prix des matières premières, notamment de l’or. Mais au-delà des chiffres, cette stratégie s’inscrit dans un positionnement clair : celui de Rolex comme symbole de rareté, de désirabilité et de valeur pérenne.

Une politique payante : en 2024, la manufacture suisse a réalisé 10,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, captant désormais 32 % du marché mondial des montres de luxe, selon Morgan Stanley. Cette montée en gamme tarifaire consolide ainsi son statut de référence incontournable pour collectionneurs et amateurs éclairés, tout en préparant le terrain à la prochaine génération d’icônes horlogères.
Rolex n’annonce jamais officiellement ses hausses avant la mise à jour annuelle de ses catalogues régionaux. Pour les États-Unis, la fuite du catalogue local permet toutefois de connaître l’ampleur du mouvement. Dans le reste du monde, des augmentations similaires sont attendues, confirmant que l’horloger suisse poursuit sa stratégie de valorisation et de prestige maîtrisé.



