gastronomie
Partager cet article
gastronomie

Pâques 2026 : Les plus belles créations de l’année

Date : 25 mars 2026
Auteur :

Il est des rendez-vous annuels qui transcendent la tradition pour s’élever au rang de véritable expression artistique. Dans les cuisines des plus grands établissements français, les chefs pâtissiers et artisans chocolatiers se livrent depuis des semaines à l’exercice des présentations annuelles de leurs créations chocolatées, poussant les techniques de moulage et compositions pour toujours plus sublimer cet événement incontournable,

Cette année encore, la créativité rivalise avec le savoir-faire. Entre pièces sculpturales qui convoquent l’Art nouveau, odes florales au printemps naissant et hommages architecturaux aux monuments parisiens, les créations 2026 témoignent d’un renouveau de l’art chocolatier, ancré dans la narration, dans l’émotion, dans cette conviction que le luxe véritable ne se contente jamais d’être beau : il doit raconter quelque chose.

Le Burgundy, l’évasion onirique


Au Le Burgundy, Léandre Vivier signe une création qui semble sortie d’un rêve. Un œuf sculptural émerge d’une tasse de cappuccino, comme une apparition poétique. Le chocolat dark milk révèle un cœur au praliné café ponctué d’éclats de croissant caramélisé, convoquant avec finesse les souvenirs d’un matin parisien sublimé.

© Le Burgundy

Park Hyatt Paris-Vendôme, l’Éclat d’Enfance, la Pierre Précieuse de Narae Kim

La cheffe pâtissière Narae Kim explore le monde minéral avec une pièce sculpturale qui évoque une gemme encore nichée dans sa gangue brute. La magie réside dans la découpe : surgissent alors un biscuit chocolat façon cookie, un gianduja pécan au chocolat blanc, des noix torréfiées et, au cœur absolu, un caramel coulant à la vanille et à la fleur de sel. L’enfance, dit-elle, n’est jamais si loin quand on sait où chercher.

© Studio des Fleurs

Le Bristol Paris, l’héritage pâtissier revisité


Au Le Bristol Paris, Johan Giacchetti et Maxence Barbot réinterprètent le Saint-Honoré en une sculpture chocolatée. La coque, travaillée comme une Chantilly figée, enveloppe noisettes caramélisées, praliné et notes de tonka, offrant une lecture contemporaine d’un grand classique français.

© Le Bristol

Four Seasons George V, poésie florale


Au Four Seasons Hotel George V, Michael Bartocetti imagine un œuf orné de lilas en chocolat, inspiré des installations spectaculaires de Jeff Leatham. Une création délicate, où le végétal devient gourmandise, et où chaque détail semble suspendu dans le temps.

© Four Seasons George V

Pierre Hermé, Pur Hasard

Il existe des créations qui dépassent l’objet pour devenir événement. Celle que Pierre Hermé présente pour Pâques 2026 est de celles-là. Le maître chocolatier a choisi de convoquer la mémoire collective la plus universelle, la machine attrape-peluches des fêtes foraines, pour la transfigurer en une sculpture de près de 7 kilogrammes de chocolat, éditée à deux exemplaires seulement dans le monde. Les jouets de tissu deviennent ici des œufs de différentes tailles en chocolat noir pure origine Bélize à 64%, en chocolat au lait à 45%, ou en chocolat blanc caramélisé à la fleur de sel, chacun fourré d’un praliné aux noisettes, fruits secs et confits. ici, l’émerveillement de l’enfance s’empare sans prévenir de l’adulte le plus averti.

La rareté ici n’est pas un argument commercial : elle est la condition même de l’œuvre. Disponible exclusivement sur commande à la boutique Infiniment Chocolat Pierre Hermé Paris, au 23 boulevard des Capucines, et en livraison par coursier à Paris et en Île-de-France du 4 au 6 avril 2026, cette machine à rêves ne s’offrira qu’à ceux qui auront eu le réflexe (ou la chance) de la réserver à temps.

© Pierre Hermé

Royal Monceau, l’art du tressage chocolaté


Au Royal Monceau – Raffles Paris, Yazid Ichemrahen et Alexandre Favre façonnent un « œuf cannage » inspiré des techniques de vannerie. La coque tressée, presque architecturale, abrite un cœur généreux de praliné au sablé breton et caramel fondant, célébrant le geste artisanal dans toute sa précision.

© Royal Monceau

Cheval Blanc Paris, La Belle Envolée, Maxime Frédéric et la Belle Époque

Maxime Frédéric signe la pièce la plus romanesque de cette sélection : un dirigeable de chocolat sculpté, orné d’arabesques Art nouveau en écho à la façade du palace sur la Seine. La nacelle en osier tressé, référence aux premiers aérostats, distille des saveurs de caramel, vanille et praliné amande torréfiée. La Belle Époque, celle des rêves et des envols possibles, est enfin comestible.

© Cheval Blanc Paris

Hôtel de Crillon, Place de la Concorde, le Lampadaire de Matthieu Carlin

Matthieu Carlin s’est tourné vers l’un des éléments les plus discrets du patrimoine parisien pour nourrir sa création : le lampadaire de la Place de la Concorde, dessiné au XIXe siècle par Hittorff, architecte impérial. Son œuf en chocolat au lait et noir rend hommage à cette pièce de fonte oubliée, avec un praliné amande-noisette et des brisures de gavotte croustillantes. Un petit bout d’histoire française à croquer.

© Nolwenn Pernin

Peninsula, Fleur de Lumière, le Tournesol d’Anne Coruble

La cheffe pâtissière Anne Coruble a choisi de porter le souvenir d’un grand-père dans l’assiette, ces tableaux de tournesols qui ornaient son enfance. Sa fleur de lumière, coque de chocolat noir irradiée de pétales au lait, abrite une guimauve à la vanille de Tahiti d’une douceur soyeuse, un sablé Linzer croustillant et un praliné à la graine de tournesol. L’intime, ici, se fait universel.

© Laurent Fau

Yazid Ichemrahen, l’architecture parisienne en chocolat

Avec Yazid Ichemrahen, l’œuf de Pâques se pense comme une construction. Inspirée du style haussmannien, la pièce reprend avec précision le motif graphique du parquet en point de Hongrie, transformant le chocolat en surface architecturale. « Rien n’est décoratif, tout a du sens », affirme le chef — une philosophie qui se lit dans chaque ligne de cette création.

Posé sur un socle en chocolat au lait, conçu comme une fondation, l’ensemble s’élève en une coque de chocolat noir grand cru du Venezuela, aux notes profondes de fruits secs et de bois noble. À l’intérieur, un praliné noisette du Piémont, enrichi d’éclats de sablé alsacien, apporte contraste et relief. Une œuvre à la fois structurée et sensible, où Paris devient matière, et où la pâtisserie se fait langage, entre mémoire urbaine et précision artisanale.

© At Home, Yazid Ichemrahen

Shangri-La Paris, l’héritage impérial


Au Shangri-La Paris, Timothy Lam célèbre l’abeille impériale à travers une ruche monumentale en chocolat. Entre miel, pollen et praliné, cette création évoque à la fois l’histoire du lieu et la richesse des saveurs, dans une approche presque symbolique du dessert.

© Le Shangri-La Paris

Villa René Lalique, le cocon engagé


Dans l’écrin de la Villa René Lalique, Jonathan Bunel imagine un œuf comme un cocon délicat peuplé de papillons. Entre chocolat grand cru et guimauves aériennes, la création célèbre la nature jusque dans son engagement, en soutenant la préservation de la faune.

© Villa René Lallique

La Réserve Paris, l’esprit pâtisserie


À La Réserve Paris, Jordan Talbot transforme l’œuf en une variation du Paris-Brest. Sous une coque de chocolat noir, praliné, caramel et guimauve composent un dessert hybride, à mi-chemin entre tradition et réinvention.

© La Réserve Paris

À La Mère de Famille x Jacques Monneraud, le chocolat sculptural


La collaboration entre À La Mère de Famille et le céramiste Jacques Monneraud donne naissance à des coquetiers sculpturaux accueillant des œufs à écaler. Entre art et gourmandise, ces pièces minimalistes élèvent le chocolat au rang d’objet de collection.

© La Mère de Famille

Jeffrey Cagnes, l’épure gourmande du praliné

Avec Jeffrey Cagnes, l’œuf de Pâques retrouve une forme d’évidence, presque instinctive. Décliné en version XL ou en format plus intime, il séduit d’abord par son esthétique délicatement drapée, comme un chocolat en mouvement, figé dans un geste souple. Sous cette coque en chocolat noir ou au lait, le cœur révèle un praliné noisette généreux, à la fois fondant et intensément parfumé. Une création qui célèbre la simplicité maîtrisée, où la justesse du goût prime, portée par un savoir-faire précis et sans artifices.

© Jeffrey Cagnes

La Maison du Chocolat, Anima, l’Âme du Chocolat selon Nicolas Cloiseau

Nicolas Cloiseau, Meilleur Ouvrier de France, a convié le sculpteur animalier Jacques Owczarek à un dialogue rare entre culinaire et bronze. La gamme Anima, lapins et crocodiles en chocolat noir ou lait, trouve sa pièce maîtresse dans le Tanakio, crocodile inspiré d’un original de l’artiste, habité d’un praliné amande vanillé, de crêpe dentelle et d’une plaque de fruits secs. L’art et la gourmandise ne font plus qu’un.

© La Maison du Chocolat

Carrés Sauvages, Peau radieuse Egg, l’oeuf de Pâques qui donne un coup d’éclat à la peau

Et si l’œuf de Pâques devenait un acte de soin autant qu’un plaisir de bouche ? C’est le pari audacieux que relève cette création, qui marie avec une élégance rare la gourmandise et la beauté. Sous une coque de chocolat noir intense à 80% de cacao, travaillé à basse température pendant plus de 48 heures à partir de fèves bio Kamili de Tanzanie, se cache un praliné maison aux noix de pécan et de cajou, relevé d’une pointe envoûtante de fève tonka, parsemé d’éclats de pécan légèrement torréfiées. Une architecture gustative d’une précision remarquable, pauvre en sucre, riche en caractère.

Mais c’est dans sa composition que cette création se distingue véritablement de toutes les autres de cette sélection. Des céramosides, complexe breveté reconnu pour favoriser l’hydratation, l’élasticité et la fermeté de la peau, agissent en synergie avec un collagène marin ultra premium hautement assimilable. Croquer cet œuf, c’est nourrir sa peau autant que ses sens : une promesse que nul palace parisien n’a encore osé formuler.

Fabriqué artisanalement à Nantes, conservé en dessous de 15°C pour préserver l’intégrité de ses actifs comme de ses arômes, il incarne une nouvelle vision du luxe comestible : celle où le soin de soi et le plaisir ne s’opposent plus, mais se fondent dans le même carré de chocolat. Sans gluten, 240 grammes de savoir-faire pur.

© Carrés Sauvages

Mandarin Oriental Paris, la Ruche, l’Or du Toit Parisien

Conçue comme une oeuvre d’art, cette création signature imaginée par le Chef Pâtissier Consultant Julien Dugourd et Théo David trouve ses origines dans un. moment inattendue : ces derniers ont en effet eu « simplement » à lever les yeux vers le toit de l’hôtel pour y trouver leur inspiration. Les ruches qui y bourdonnent depuis plusieurs saisons deviennent ici une sculpture de chocolat aux alvéoles dorées, habitée d’un praliné noisette profond, de noisettes caramélisées et d’un caramel au miel aussi local qu’il soit possible, celui des abeilles de Paris. Un geste de proximité rare dans l’univers des grands palaces.

© Mandarin Oriental Paris

Ritz Paris Le Comptoir, l’Œuf Gaufrette, le Trompe-l’œil de Joris Theysset

Le chef Joris Theysset réussit là où beaucoup échouent : convoquer la nostalgie sans la trahir. Son œuf en trompe-l’œil imite à la perfection la texture croustillante d’une gaufrette, enrobant fines lamelles de biscuits, pâte à tartiner chocolat-noisette maison et noisettes torréfiées. À l’intérieur, de petites gaufrettes garnies proposent trois déclinaisons, noisette, pistache, chocolat, comme autant de portes dérobées vers l’enfance.

© Vincent Nageotte

Carrés Sauvages, Peanut Butter Egg, le Trompe-l’œil en partenariat avec Okan Studio

Il y a dans cette création une forme d’irrévérence assumée qui la rend immédiatement inoubliable. Prendre la cacahuète, ce fruit du quotidien, et l’élever au rang de grand cru. Voilà le geste aussi simple qu’audacieux qui structure cet œuf. Sous une coque de chocolat noir 85%, fruité et intense, travaillé à basse température pendant plus de 48 heures à partir de fèves bio Kamili de Tanzanie, se dévoile un praliné cacahuète composé à plus de 65% de cacahuètes torréfiées, pauvre en sucre, d’une franchise gustative désarmante. Le croquant, le fondant, la rondeur grillée du fruit et l’amertume fine du grand cru : un mariage qui n’a pas besoin de se justifier.

Mais cet écrin de quatre œufs taille poule recèle une surprise d’une autre nature. Glissé dans l’un d’entre eux, un médaillon Okan Studio et, pour le ou la chanceux(se) qui le découvre, une bague Yūgi 4 anneaux de la créatrice, d’une valeur de 355€, à choisir en boutique dans le modèle et la taille de son choix. « Plus que des accessoires, des sculptures à porter, puissantes et architecturales qui donnent la fierté d’être soi » : la promesse d’Okan Studio résonne ici avec une justesse particulière, dans un œuf qui est lui-même, à sa manière, une sculpture du quotidien sublimé.

Les Roches Blanches, Cassis, Chant du Sud, la Méditerranée de Rudy Perrodin

Cap vers la Provence et l’hôtel des Roches Blanches, perché sur les falaises de Cassis. Le chef Rudy Perrodin traduit en chocolat les couleurs et les sons de la Méditerranée : une coque noire à l’écorce de pin parasol, un caramel à la vanille de Madagascar, un praliné aux amandes et noisettes de la région, et en touche finale, de fines cigales en chocolat garnies de praliné. La garrigue a enfin sa confiserie.

© APIIC

Dior par Yannick Alléno


Chez Monsieur Dior, le chef Yannick Alléno imagine un œuf à la croisée de la gastronomie et de la haute couture. Inspirée du médaillon iconique de la Maison Dior, la pièce évoque un drapé délicat, presque textile. Sous cette coque en chocolat noir et blanc se cache un univers miniature où boutons, motifs cannage et initiales se déclinent en douceurs pralinées, comme un vestiaire gourmand pensé dans les moindres détails.

© DIOR

Louis Vuitton par Maxime Frédéric, le chocolat couture


Pour Louis Vuitton, Maxime Frédéric détourne les codes de la maroquinerie avec un « chocolate egg bag » inspiré d’un sac iconique de Nicolas Ghesquière. Entre objet de désir et gourmandise, cette pièce joue sur les textures et les contrastes, mêlant chocolat noir, praliné et fruits confits dans une composition aussi audacieuse qu’élégante.

© Louis Vuitton

À La Grande Épicerie de Paris, le chocolat devient poésie

À La Grande Épicerie de Paris, Pâques se réinvente comme un véritable théâtre gourmand, où chaque création oscille entre objet de désir et souvenir d’enfance sublimé. Sous l’impulsion du chef pâtissier Thibault Leroy et du chocolatier Mathieu Mooc, les œufs prennent la forme d’écrins délicatement sculptés, tapissés d’un praliné aux noisettes et ponctués d’éclats caramélisés, abritant un bestiaire tendre et malicieux. Lapin, poussin ou mouton, chacun se dévoile comme une miniature précieuse, aussi ludique qu’élégante.

Cette édition 2026 s’enrichit de signatures d’exception : l’univers délicat de Nicolas Innocenti, les créations ciselées de Pierre Marcolini, ou encore le raffinement intemporel de La Maison du Chocolat, qui propose ici, pour la première fois en France, une expérience de tea time dédiée. Entre origines rares, textures contrastées et gestes d’artisan, l’œuf de Pâques s’élève au rang d’œuvre éphémère, un luxe gourmand où la précision rencontre la poésie.

Domaine de Baumanière, l’écho de la Provence


Au Domaine de Baumanière, Brandon Dehan rend hommage aux paysages des Alpilles avec un fuseau de lavande en chocolat. Véritable objet de mémoire, cette création délicatement tressée renferme truffes et chocolats parfumés, évoquant les traditions provençales et la douceur des étés du Sud.

© Domaine de Baumanière

Mandarin Oriental Lutetia, l’Œuf Floral, Ode aux Pivoines de Printemps

Le chef pâtissier Nicolas Guercio signe une déclaration d’amour au printemps en porcelaine de chocolat. Son bouquet de pivoines sculpturales, chocolat blanc et dulcey pour les feuilles, ganache noisette fondante à l’intérieur, cache en chacune de ses corolles une surprise gourmande : guimauve aérienne, éclat de chocolat blanc et lait ou note acidulée à la framboise. Une pièce aussi éphémère que délicate, comme les fleurs qui l’ont inspirée.

© Mandarin Oriental Lutetia, Paris

Hôtel Martinez, Héritage, l’Escalier Art Déco en Chocolat

À Cannes, le chef Loïc Voron n’a pas cherché loin son inspiration : l’escalier Art déco emblématique de l’Hôtel Martinez, monument à lui seul, devient le motif structurant d’un œuf dont la coque noire repose sur un socle au lait. L’intérieur révèle un praliné d’amandes de Provence allié à un caramel délicat à la fleur d’oranger, ponctué d’éclats d’orange confite. La Côte d’Azur dans toute sa majesté.

© Hôtel Martinez

related news

l'actualité du luxe vient à vous