Saint-Tropez résiste à sa réputation comme elle résiste au temps. Malgré les yachts de soixante mètres qui encombrent le port en juillet, malgré les embouteillages de la route de Pampelonne et le prix du rosé sur les terrasses de la place des Lices, l’endroit garde quelque chose d’irréductible, cette lumière de fin d’après-midi sur les façades ocres, cette façon qu’a le golfe de changer de couleur entre le déjeuner et le dîner, ce sentiment persistant que vivre ici, même quelques jours, est un privilège. Les adresses qui incarnent le mieux ce privilège en 2026 sont celles qui ont compris que le luxe tropézien ne s’impose pas. Il s’installe, tranquillement, comme quelqu’un qui sait qu’il n’a rien à prouver.

















