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Max Mara Art Prize for Women : Une 10ème édition destination Jakarta

Date : 25 janvier 2026
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Il y a des prix qui consacrent. Et d’autres qui ouvrent des chemins. Depuis vingt ans, le Max Mara Art Prize for Women appartient à cette seconde catégorie : un dispositif rare, pensé non comme une récompense ponctuelle, mais comme un temps long accordé à la création. À l’aube de sa dixième édition, le prix change d’horizon et affirme une ambition nouvelle : devenir nomade, traverser les géographies, déplacer le centre de gravité de la scène artistique contemporaine.

Pour inaugurer cette nouvelle ère, Max Mara et la Collezione Maramotti ont choisi l’Indonésie. C’est à Jakarta, au sein du Museum MACAN, Museum of Modern and Contemporary Art in Nusantara, que s’écrira le prochain chapitre de cette histoire singulière, entre 2025 et 2027. Un choix qui dit beaucoup : celui d’un regard ouvert, attentif aux scènes artistiques émergentes, conscient que l’innovation ne se concentre plus dans un seul hémisphère.

Un prix en mouvement, une vision élargie

Fondé en 2005, le Max Mara Art Prize for Women fut le premier prix dédié aux artistes femmes émergentes et mid-career à offrir ce qui manque le plus dans les parcours créatifs : le temps, l’espace et la confiance. Cette philosophie demeure intacte. Mais désormais, le prix s’autorise à circuler, à s’ancrer successivement dans des contextes culturels différents, appelés à enrichir, et à être enrichis par son héritage.

La curatrice Cecilia Alemani, directrice et chief curator de High Line Art à New York, orchestre cette métamorphose. À ses côtés, un jury exclusivement féminin, composé de figures majeures de la scène artistique indonésienne et internationale, veillera à identifier une artiste dont la pratique dialogue avec les enjeux contemporains de son territoire, tout en résonnant au-delà de ses frontières.

© Cecilia Alemani

Jakarta, nouvelle escale culturelle

Fondé en 2017, le Museum MACAN est devenu en quelques années une institution de référence en Asie du Sud-Est. Premier musée indonésien dédié à l’art moderne et contemporain, il incarne une scène en pleine effervescence, où les récits locaux rencontrent les débats globaux. En accueillant cette édition anniversaire, le musée s’affirme comme un lieu de convergence, un point de rencontre entre cultures, générations et sensibilités artistiques.

© Museum MACAN

Au cœur du dispositif demeure l’élément fondateur du prix : une résidence de six mois en Italie, conçue sur mesure par la Collezione Maramotti. Une parenthèse féconde, pensée comme un laboratoire d’expérimentation, où l’artiste lauréate pourra inscrire sa recherche dans le temps long, au contact de savoir-faire, d’archives et de paysages culturels pluriséculaires. Le projet issu de cette immersion donnera lieu à deux expositions personnelles : l’une au sein de l’institution partenaire, l’autre à Reggio Emilia, où les œuvres rejoindront la collection.

Cette nouvelle étape marque aussi la fin d’une collaboration historique avec la Whitechapel Gallery de Londres, partenaire fondateur du prix. Pendant deux décennies, cette alliance a joué un rôle décisif dans la visibilité et la reconnaissance internationale de nombreuses artistes. Un héritage précieux, salué par Max Mara et la Collezione Maramotti, qui trouvent aujourd’hui une prolongation naturelle dans cette ouverture au monde.

© Max Mara Art Prize for Women at the Whitechapel Gallery

Comme le souligne Luigi Maramotti, président du Max Mara Fashion Group, cette évolution prolonge l’intuition originelle du prix : offrir aux artistes femmes non seulement une reconnaissance, mais une structure de croissance globale, personnelle, culturelle et professionnelle. Une conviction partagée par Sara Piccinini, directrice de la Collezione Maramotti, pour qui ce dialogue entre territoires est au cœur même de la création contemporaine.

Une diplomatie culturelle du sensible

Dans un monde fragmenté, le Max Mara Art Prize for Women affirme une autre voie : celle de la connexion durable, de la transmission et de l’écoute. En devenant itinérant, le prix se mue en véritable outil de diplomatie culturelle, capable de faire circuler les idées, les formes et les récits sans jamais les uniformiser.

À Jakarta, comme demain ailleurs, il continuera de défendre une certitude simple et essentielle : la création au féminin n’est ni périphérique ni émergente, elle est centrale, nécessaire, et résolument tournée vers l’avenir.

Resort 2026 © Max Mara

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