Chronométreur officiel des « Mille » Migli », Chopard célèbre ici la 40ème édition de la mythique course italienne avec deux éditions limitées pour passionné.es.
Chopard x Zagato : Quand l’ingénierie automobile redessine la haute horlogerie
Il est des rencontres qui relèvent moins de la collaboration que de la collision créative. Lorsque Chopard s’unit à la maison italienne Zagato, l’horlogerie cesse d’être simple mécanique du temps pour devenir manifeste d’ingénierie. Avec la Lab One Zagato Concept, la maison suisse signe sa montre en titane la plus légère jamais conçue, 43,2 grammes bracelet compris, mais le véritable exploit ne réside pas dans ce chiffre. Il s’inscrit dans une philosophie : soustraire la matière pour révéler la structure.

Inspirée des châssis tubulaires des voitures de course façonnées par Zagato, la pièce abandonne l’idée traditionnelle d’un boîtier contenant un mouvement. Ici, l’architecture fait office de colonne vertébrale. Le calibre L.U.C 04.04-L ne se dissimule pas : il est suspendu, intégré, exposé comme un moteur au cœur d’un spaceframe. Les ponts en titane céramisé, d’un anthracite mat évoquant les composants haute performance, deviennent cadran. Les attaches articulées, directement empruntées à l’ingénierie automobile, épousent le poignet tout en répartissant les tensions. Même la réserve de marche se lit comme une jauge de carburant, tandis que le tourbillon rappelle, dans son dessin, les branches d’un volant.

Limitée à 19 exemplaires, clin d’œil à l’année de fondation de Zagato en 1919, cette création ne cherche ni la nostalgie ni la séduction facile. Elle explore un territoire plus radical, à la frontière de l’architecture expérimentale et du prototype aéronautique. Fidèle à l’esprit des concept cars, elle n’annonce pas nécessairement une lignée : elle pose des questions. Jusqu’où peut-on alléger sans fragiliser ? Comment exprimer la fonction sans décor ? Et surtout, que devient le luxe lorsqu’il choisit la rigueur plutôt que l’ornement ?

Avec cette montre-manifeste, Chopard ne cite pas l’automobile, il en adopte les principes. Le résultat : une pièce de poignet conçue comme une structure vivante, où chaque gramme compte et où la beauté naît de la tension maîtrisée entre vide et matière.



