Dans l’univers feutré de l’horlogerie de prestige, certains talents semblent surgir comme des éclats de lumière sur un cadran noir. Cette année, le Louis Vuitton Watch Prize for Independent Creatives, biennale célébrant l’audace et le savoir-faire des horlogers indépendants, a choisi de mettre en lumière le duo prometteur Hazemann & Monnin. Leur création, la School Watch, n’est pas seulement une montre : elle est une ode à la mécanique poétique et à la tradition horlogère de Morteau, l’école où les deux jeunes artisans se sont rencontrés.
À peine deux mois après l’inauguration de L’Arc au Brassus, Audemars Piguet poursuit son dialogue entre tradition et modernité en dévoilant un nouveau chapitre de son histoire industrielle. Cette fois, c’est à Meyrin, aux portes de Genève, que la Manufacture ancre un peu plus son savoir-faire dans le paysage suisse, en transformant un ancien site pharmaceutique en un lieu dédié à l’excellence horlogère.
Il est des marques qui ne se contentent pas d’évoluer, elles redéfinissent leur propre horizon. Aujourd’hui, Porsche semble amorcer un nouveau chapitre, où l’excellence mécanique s’accompagne d’une ambition assumée : celle d’atteindre les sommets du luxe automobile.
Dans le langage feutré du luxe, certaines décisions résonnent comme des mouvements stratégiques, d’autres comme des manifestes. Avec la création de Kering Jewelry, Kering esquisse une nouvelle cartographie de son savoir-faire, où la joaillerie ne se pense plus comme une constellation dispersée, mais comme une force organisée, cohérente, résolument tournée vers l’avenir.
Au cœur de l’avenue Montaigne, dans ce lieu mythique où tout a commencé, Dior inscrit une nouvelle page de son histoire en obtenant sa première étoile au Guide Michelin. Une distinction qui, plus qu’un symbole, célèbre une vision : celle d’un art de vivre total, où la mode dialogue désormais avec la gastronomie.
Derrière une façade discrète des rues parisiennes se cache parfois une histoire inattendue. Celle-ci appartient à un ancien hôtel particulier qui fut, dit-on, la garçonnière de Napoléon III, offerte autrefois à l’une de ses maîtresses. Un fragment d’histoire impériale dissimulé dans la ville, dont subsistent encore quelques traces : des volumes nobles, des moulures délicates, une lumière qui glisse le long d’une enfilade de fenêtres ouvertes sur un jardin silencieux.
Le 5 mars dernier, sous les ors et les salons feutrés de l’Hôtel Peninsula Paris, la deuxième édition du Grand Dîner, Les Trophées Madame s’est imposée comme une célébration singulière du talent féminin. Dans une atmosphère où luxe et engagement se mêlent, la soirée a réuni créatrices, artistes et personnalités influentes autour d’une même ambition : honorer celles qui façonnent leur époque et inspirent leur génération.
Dans l’histoire des grandes maisons italiennes, certaines signatures semblent indissociables de la famille qui leur a donné naissance. Missoni en fait partie. Pourtant, après plus de sept décennies sous contrôle familial, la maison lombarde entame aujourd’hui une nouvelle étape de son histoire. Le fonds d’investissement italien Fondo Strategico Italiano (FSI) devient l’actionnaire majoritaire avec 75 % du capital, tandis que l’investisseur allemand Katjes Quiet Luxury en détient désormais 25 %. Une transition stratégique qui marque la fin d’une ère, tout en affirmant une volonté claire : inscrire Missoni dans une nouvelle dynamique de croissance, sans renier ses racines.
À Milan, certaines adresses ne se dévoilent jamais tout à fait. Elles se devinent, se ressentent, se murmurent derrière des façades patinées par le temps. C’est dans l’un de ces immeubles du début du XXᵉ siècle, à quelques pas du cœur historique, qu’un couple hollywoodien a choisi d’ancrer un nouveau chapitre de sa vie : un pied-à-terre pensé non comme une vitrine, mais comme un refuge.
À peine un an après son lancement, Le Grand Dîner du Louvre s’impose comme un rendez-vous incontournable de la Fashion Week parisienne, alliant raffinement, générosité et célébration de l’art. Organisé le 3 mars dernier dans la majestueuse galerie Daru, au pied de la Victoire de Samothrace, l’événement a réuni 300 convives, parmi lesquels des mécènes, grandes Maisons de luxe, collectionneurs et personnalités venues d’horizons variés. La soirée, placée sous le thème « Le Louvre, la nuit », a permis de lever 1,6 million d’euros pour la préservation du patrimoine du musée, dépassant ainsi le record de sa première édition.
Avec la CC League, Chanel Beauté inaugure un programme de mentorat inédit dédié à des athlètes internationales. Une initiative qui scelle l’alliance croissante entre excellence sportive, bien-être et nouvelles représentations de la beauté.
À Paris, les clubs privés se nichent derrière des façades discrètes, cultivent le secret et la permanence. JOMO prend le contre-pied. Né à Madrid, le collectif choisit la mobilité plutôt que l’adresse, l’élan plutôt que les murs. Ici, le club n’est pas un lieu, c’est une fréquence.
Il est des rencontres qui relèvent moins de la collaboration que de la collision créative. Lorsque Chopard s’unit à la maison italienne Zagato, l’horlogerie cesse d’être simple mécanique du temps pour devenir manifeste d’ingénierie. Avec la Lab One Zagato Concept, la maison suisse signe sa montre en titane la plus légère jamais conçue, 43,2 grammes bracelet compris, mais le véritable exploit ne réside pas dans ce chiffre. Il s’inscrit dans une philosophie : soustraire la matière pour révéler la structure.
Au cœur du 8ᵉ arrondissement, entre dorures et jardin secret, Le Bristol Paris transforme le dimanche en rituel de régénération. Plus qu’un cours de pilates, une expérience holistique où le geste dialogue avec l’excellence hôtelière.
Au sommet de ses ventes, Lamborghini change de cap et suspend son projet 100 % électrique pour privilégier l’intensité sensorielle de l’hybride rechargeable. Un virage stratégique qui affirme, plus que jamais, la primauté de l’émotion sur le silence.
Pour la deuxième année de son alliance avec la Formule 1, Louis Vuitton scelle son empreinte sur le championnat du monde en dévoilant une malle d’exception dédiée au trophée suprême. Entre mécanique de précision et artisanat d’excellence, la Maison accélère son dialogue avec le sport le plus convoité de la planète.
Le 5 février dernier, au 3 Mazarium, à Paris, l’édition 2026 a marqué un jalon symbolique. Plus qu’une cérémonie, un manifeste. Celui d’un luxe moderne qui ne s’affirme ni par l’excès ni par le spectaculaire, mais par la maîtrise, la précision et la capacité à se réinventer sans jamais trahir son essence.
À l’abri des regards, derrière la façade historique de Clifford Street, Audemars Piguet inaugure une nouvelle adresse londonienne pensée comme une maison d’esthète : un lieu où l’horlogerie dialogue avec la musique, les spiritueux et l’art de recevoir.