Christie’s dévoile un diamant de 8,41 carats, de couleur fancy vivid purple-pink, en tête de sa vacation « Hong Kong Magnificent Jewels Autumn Auction », prévue le 24 novembre. Une précision s’impose sur la formule du brief initial : la pierre n’est pas vendue à 12 millions de dollars, elle est estimée jusqu’à ce montant avant la vente, soit environ 95 millions de dollars de Hong Kong.
Jeff Koons confierait à Christie’s neuf œuvres de sa collection, dont « Le Baiser » de Picasso, pour plus de 100 millions de dollars
Selon le New York Times, Jeff Koons se cache derrière la mention « propriété d’un collectionneur distingué » : neuf œuvres, dont « Le Baiser » de Picasso estimé à 40 millions de dollars, seront proposées chez Christie’s à New York en novembre.
Jeff Koons Christie’s collection : Jeff Koons serait le vendeur de neuf œuvres que Christie’s proposera à New York en novembre. La vente s’intitule « Heroes and Lovers ». Le New York Times a révélé l’information, puis Artnet News, ARTnews, Artforum et Exibart l’ont reprise le 5 octobre. Christie’s, de son côté, ne confirme rien. La maison emploie seulement la formule « Property of a distinguished collector », soit « propriété d’un collectionneur distingué ». L’estimation totale dépasse 100 millions de dollars. Exibart et ArtsLife fixent la vente au 17 novembre.

« Le Baiser » de Picasso, pièce maîtresse à 40 millions de dollars
« Le Baiser » de Pablo Picasso tient le rôle de pièce maîtresse. Le peintre l’a réalisé en 1969. On l’estime à environ 40 millions de dollars. Koons l’avait acheté 17,4 millions de dollars chez Sotheby’s en 2008. L’estimation représente ainsi plus du double du prix payé il y a dix-huit ans. ArtsLife cite aussi deux « Têtes de femme » de Picasso, datées de 1939-1940 et de 1941. La seconde représente Dora Maar. Le même titre mentionne en outre un « Couple » de 1969.

Jeff Koons Christie’s collection : Manet, Van Haarlem, Riemenschneider, l’ensemble ancien
L’ensemble ne se limite pas au xxe siècle. Exibart mentionne « Hercule et Achéloüs » (1590) de Cornelis van Haarlem. L’estimation avoisine 12 millions de dollars, contre 8,1 millions payés en 2008. Artnet cite par ailleurs « Femme au tub » (1878-1879) d’Édouard Manet, une œuvre sur papier. Il évoque aussi une Sainte Catherine en bois sculpté de Tilman Riemenschneider. Le Metropolitan Museum de New York avait accueilli en prêt l’œuvre de Van Haarlem et la sculpture en 2011. Les sources divergent toutefois sur la composition exacte du lot. Exibart parle de neuf tableaux, tandis qu’ArtsLife compte huit tableaux et une sculpture.

Jeff Koons Christie’s collection : Une vente pour financer son travail
D’après le New York Times, cité par Exibart, l’artiste veut réinvestir le produit de la vente dans sa pratique. Le quotidien rappelle par ailleurs que le marché de Koons a reculé d’environ 60 % depuis 2019. Cette année-là, son « Rabbit » en acier inoxydable avait atteint 91,1 millions de dollars chez Christie’s. Depuis août 2025, l’artiste retrouve la galerie Gagosian, après quatre ans d’absence.

Jeff Koons Christie’s collection : Un test pour le haut du marché moderne
Pour Christie’s, cette consignation constitue la pièce phare de novembre. Elle rejoint une vague de successions et de collections de premier rang. Ces ventes soutiennent les maisons d’enchères, alors que les galeries souffrent. Le Picasso servira donc de baromètre. Une estimation à plus du double du prix de 2008 suppose que le haut du marché moderne a tenu.
Reste une question : l’ensemble bénéficie-t-il d’une garantie ? Christie’s n’a rien précisé à ce stade, ni sur l’existence d’une garantie ni sur son auteur. Pour mesurer l’appétit actuel des collectionneurs, lisez notre article sur le record de Brancusi chez Christie’s. Enfin, notre article sur la collaboration entre Louis Vuitton et Jeff Koons revient sur l’autre versant, plus grand public, de l’œuvre de l’artiste.

Sources : New York Times, Artnet News, ARTnews, Artforum, Exibart, ArtsLife.


