Dans un paysage du luxe encore traversé par les soubresauts de l’inflation, les hésitations asiatiques et la fin d’une ère d’euphorie quantitative, certains groupes avancent avec plus de justesse que d’autres. Richemont est de ceux-là. À contre-courant d’un marché devenu plus sélectif, le groupe genevois signe une partition maîtrisée, où la croissance ne se joue plus dans le volume mais dans la valeur. Sur le trimestre clos fin décembre, la Maison affiche une solidité qui force le respect. Les chiffres, sans ostentation, racontent une histoire plus subtile : celle d’un luxe qui sait où il va, et surtout, pourquoi.
Dans l’univers feutré de la joaillerie, où chaque geste se transmet autant qu’il s’invente, les décisions stratégiques se prennent souvent loin du bruit. En annonçant un accord en vue d’acquérir Raselli Franco Group, Kering affirme avec élégance une conviction profonde : l’avenir du luxe se construit dans la maîtrise des savoir-faire, au plus près de la matière et du temps long.
Il est des trajectoires qui ressemblent à des lignes de force, dessinées avec une précision presque intuitive. Celle de Pietro Beccari appartient à cette géométrie rare. Au 1er janvier 2026, l’homme qui préside déjà aux destinées de Louis Vuitton endossera une nouvelle responsabilité : celle de PDG du LVMH Fashion Group. Une nomination qui n’a rien d’un aboutissement mais tout d’un prolongement naturel — comme si l’élan créatif, stratégique et humain qui l’a toujours porté trouvait soudain un territoire plus vaste à façonner.
Au cœur d’un monde chahuté, où l’incertitude semble devenir la seule norme stable, le luxe poursuit sa trajectoire singulière : résilient, mouvant, et plus vivant que jamais. Le nouveau rapport Bain & Company, réalisé avec la fondation Altagamma, en offre une radiographie précieuse. Si 2025 s’annonce comme une année d’équilibre — 1 440 milliards d’euros dépensés à l’échelle mondiale, un niveau comparable à celui de 2024 — c’est dans les mouvements souterrains que se lit la véritable transformation du secteur. Plus qu’un marché, le luxe devient un langage. Et ce langage, désormais, glisse doucement vers l’expérience.
Chaque année, les lignes du pouvoir économique se redessinent au gré des chiffres, des innovations et des ambitions. En 2025, le magazine Time, épaulé par Statista, a dévoilé son classement des meilleures entreprises du monde, un palmarès mesurant la satisfaction des employés, la croissance du chiffre d’affaires et la transparence en matière de développement durable. Si les premières places sont dominées par les titans de la technologie – Nvidia, Microsoft, Meta ou encore Amazon – quelques fleurons du luxe viennent, avec discrétion et éclat, inscrire leurs noms dans ce concert mondial.
Un vent nouveau souffle sur le gotha des grandes fortunes hexagonales. En 2025, la famille héritière d’Hermès s’impose en tête du classement annuel de Challenges, supplantant Bernard Arnault, patriarche de LVMH, qui régnait sans partage depuis 2017 sur le panthéon des plus grandes richesses françaises. Une redistribution symbolique au sommet de l’élégance industrielle.
Le Padel s'est rapidement imposé comme l'un des sports les plus populaires en Europe. Dérivé du tennis, ce loisir est aussi accessible que convivial. Dans cet article, découvrez les 5 raquettes de Padel les plus chères du monde, pour une pratique luxueuse et performante.
Après cinq années passées à métamorphoser Renault, Luca de Meo s’apprête à tourner une page majeure de sa carrière pour prendre la tête du groupe de luxe Kering.
Multipliant les partenariats prestigieux et confirmant sa position de référence du référence, la Maison Louis Vuitton dévoile un partenariat exclusif avec le club de football le plus célèbre au monde.
Elles dominent les écrans, les scènes, les affaires – et désormais, les classements de fortune. Chaque année, le palmarès des femmes self-made les plus riches des États-Unis révèle bien plus qu’un chiffre : il raconte une trajectoire, une vision et un empire. En 2025, ces icônes issues du divertissement, de la beauté ou des médias confirment que le talent, allié à un sens aigu du business, peut générer des centaines de millions – voire des milliards. Leur point commun : une ascension fulgurante, sans héritage. Voici les 10 femmes qui redéfinissent le pouvoir au féminin.
Et si la marque de luxe la plus appréciée au monde n’était pas née sur les podiums de la mode mais sur les circuits automobiles ? C’est l’une des révélations inattendues du rapport annuel Luxury & Premium 2025 publié par Brand Finance. Alors que les signes d’un ralentissement global de la consommation planent sur le secteur, les maisons les plus emblématiques semblent plus résilientes que jamais, repoussant les turbulences avec la grâce d’un moteur parfaitement huilé.
Dans le monde feutré mais féroce du luxe, certains noms brillent plus fort que d’autres – et cette année, c’est Chanel qui illumine le classement. Selon le dernier rapport Brand Finance 2025, la maison au double C ne se contente plus d’incarner l’élégance à la française : elle domine désormais en matière de valeur, dépassant Louis Vuitton et s’imposant comme la marque à la croissance la plus rapide du secteur.
C’est une accalmie qui fait du bien, même si l’horizon reste chargé. L’annonce conjointe, ce lundi 12 mai, d’un gel temporaire des droits de douane entre les deux premières puissances économiques mondiales a agi comme une étincelle dans l’univers feutré – mais fortement exposé – du luxe. Pour les grandes maisons comme pour les investisseurs, la suspension, même éphémère, de cette guerre commerciale résonne comme un soulagement stratégique.
Alors que le secteur du luxe entame 2025 avec prudence, entre ralentissements conjoncturels et fluctuations des marchés asiatiques, une maison continue de tisser sa route à contre-temps : Hermès. Tandis que les géants comme LVMH révisent leurs ambitions à la baisse, la maison à la calèche affiche une croissance rayonnante de 7,2 % sur le premier trimestre, se permettant même, fait rare, de dépasser temporairement LVMH en valorisation boursière. Une prouesse qui n’a rien d’un hasard.
Dans un secteur en constante évolution, où la quête de talents est aussi stratégique que la création elle-même, LVMH poursuit sa mission de transmission en rouvrant les inscriptions à son programme de formation en ligne : le Certificat INSIDE LVMH.
Le traditionnel classement des plus grandes fortunes mondiales réalisé par le magazine Forbes a lui aussi été nettement impacté par le contexte géopolitique mondial.
Il aura fallu du temps pour que les grands noms du luxe prennent la mesure de l’enjeu. Longtemps reléguée au second plan des préoccupations environnementales, la question de l’eau s’impose désormais comme un levier clé de la transformation du secteur. Kering le reconnaît : l’heure n’est plus simplement à la réduction des impacts, mais à une logique de régénération active.
Le raffinement italien trouve une nouvelle expression dans les chiffres. À l’aube du printemps, le groupe Prada révèle une croissance de +13% sur les trois premiers mois de l’année, portant son chiffre d’affaires à 1,341 milliard d’euros. Une performance solide dans un paysage économique encore nuageux.