Chez Phillips à Genève, la Patek Philippe 1436 en acier est adjugée 6 267 000 CHF (environ 6,8 M€), 57 % au-dessus de l’estimation haute. Trois F.P. Journe signent pourtant le haut de la vente, dont une Régence en platine à 8 680 500 CHF (9,4 M€).
Patek Philippe 1436 en acier : la pièce de couverture de la vente Phillips à Genève est adjugée. Elle atteint ainsi 6 267 000 francs suisses, soit environ 6,8 millions d’euros. L’estimation était de 2 à 4 millions de francs, soit environ 2,2 à 4,3 millions d’euros. Le prix dépasse donc de 57 % l’estimation haute.
Pourtant, ce n’est pas la montre la plus chère de la vacation. En effet, le F.P. Journe Chronomètre à Résonance « Régence » en platine atteint 8 680 500 francs, soit environ 9,4 millions d’euros. Deux autres F.P. Journe suivent de près. Par ailleurs, les résultats de The Geneva Watch Auction: XXIV ont été publiés le 8 novembre 2026. La session II se poursuivait alors. Notre article d’avant-vente présentait déjà cette 1436.
Les prix s’entendent frais compris. Les conversions en euros de cet article utilisent un taux d’environ 1,086 euro pour 1 franc suisse. Elles restent donc approximatives.
Patek Philippe 1436 en acier : 6 267 000 francs chez Phillips
Le lot 95 était la vedette annoncée de la vente. Phillips l’organisait avec Bacs & Russo, à l’hôtel President Wilson, à Genève. Cette montre de 1945 a trouvé preneur à 6 267 000 francs suisses, soit environ 6,8 millions d’euros. Par ailleurs, la Patek Philippe 1436 en acier se classe deuxième des adjudications publiées. Son prix atteint plus de trois fois l’estimation basse. Enfin, la page du lot est consultable sur le site de Phillips.

© Phillips
Sur ce cadran, la signature et les échelles apparaissent en émail noir dur, en relief. Phillips les juge nettes et très bien conservées. Deux compteurs, des chiffres romains XII et VI et une échelle base 1000 structurent l’ensemble. Seules les aiguilles bleuies ajoutent un contraste de couleur. L’ensemble garde la sobriété des années 1940.

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Le chronographe rattrapante de Patek Philippe a toujours séduit les amateurs de précision. Ainsi, cette photographie met la Patek Philippe 1436 en acier en scène au poignet d’un pilote, devant un biplan flou. L’image rappelle l’usage d’origine du mécanisme. En effet, il servait à chronométrer des courses de chevaux ou d’automobiles, et à mesurer des expériences scientifiques.
Pourquoi la Patek Philippe 1436 en acier est si rare
Patek Philippe a lancé la référence 1436 en 1938. C’est son premier chronographe à rattrapante produit en série. Les spécialistes estiment la production totale à environ 140 exemplaires, sur une trentaine d’années. La maison en fabriquait donc environ quatre par an. La Patek Philippe 1436 en acier est encore plus rare que ses sœurs en or.
Selon Phillips, seules deux 1436 en acier sont connues avec boîtier et cadran d’origine. Chacune a une configuration différente. L’autre porte le boîtier n° 626 222. Cette dernière date de 1940 et porte la signature du détaillant Astrua, à Turin. La pièce vendue à Genève date de 1945. De plus, elle présente un cadran argenté avec des index en acier appliqués et une échelle tachymétrique.

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Vu de profil, le boîtier de 33 mm de la Patek Philippe 1436 en acier garde ses cornes épaisses. Il conserve aussi ses proportions d’origine. La couronne sert aussi de poussoir de rattrapante, comme sur les premières 1436. Deux poussoirs rectangulaires encadrent cette couronne cannelée. Ainsi, ce détail distingue les premiers exemplaires des suivants. Ces derniers ajoutent un poussoir coaxial dans la couronne.

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Le fond de boîte porte « Patek Philippe Genève », « Swiss » et « Acier inox ». Il indique aussi le numéro 630 772. Phillips n’y voit aucune trace d’intervention d’horloger. Le mouvement n’aurait donc peut-être jamais été démonté depuis 1945. Cette absence de service explique une partie du prix. Ainsi, les collectionneurs paient surtout pour l’état d’origine.

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Le calibre est un mouvement manuel de 13 lignes, à 23 rubis, numéroté 863 056. Le pont de balancier porte aussi le marquage « HOX ». Il désigne la Henry Stern Watch Agency, importateur exclusif de Patek Philippe aux États-Unis. Un Extrait des archives confirme la production de la Patek Philippe 1436 en acier en 1945. Il confirme aussi une vente le 11 mai 1949. John Goldberger consacre quatre pages à cette montre dans son ouvrage sur les Patek Philippe en acier.
Trois F.P. Journe dominent le haut de la vente
Le premier prix revient au F.P. Journe Chronomètre à Résonance « Régence » en platine, lot 7. Il atteint 8 680 500 francs, soit environ 9,4 millions d’euros. Par ailleurs, la fiche de la vente indiquait une estimation « au-delà de 1 000 000 de francs ». Le communiqué de Phillips annonçait 1 à 2 millions de francs, soit environ 1,1 à 2,2 millions d’euros.
Cette montre de 2002 a été réalisée pour le détaillant suisse Les Ambassadeurs. Elle associe un boîtier en platine de 38 mm et le calibre 1499 en laiton des premières années. Son cadran en or rose brillant est gravé à la main d’un motif « Régence à losange ». Par ailleurs, la gravure a demandé jusqu’à deux jours. Phillips affirme qu’il s’agit du seul exemplaire à cadran en or rose brillant.
Le lot 60 est une F.P. Journe Vagabondage III en platine, sertie de 74 diamants baguettes. Elle porte le numéro 01 d’une édition de 10 exemplaires. Elle est adjugée 5 057 000 francs, soit environ 5,5 millions d’euros. L’estimation était de 350 000 à 700 000 francs, soit environ 380 000 à 760 000 euros. Le prix atteint donc plus de sept fois l’estimation haute.
La montre combine des heures et des secondes sautantes instantanées avec un remontoir d’égalité, dans un boîtier tortue en platine. Phillips la présente comme l’une des versions les plus rares du modèle. En outre, elle arrivait inédite sur le marché, avec ses accessoires d’origine.
Le lot 125 est un Chronomètre à Résonance pré-production, numéroté 022/99R. Il est adjugé 4 936 000 francs, soit environ 5,4 millions d’euros. L’estimation était de 500 000 à 1 million de francs, soit environ 540 000 à 1,09 million d’euros. Il s’agit du premier numéro disponible à la vente commerciale. Son propriétaire l’avait acquis en 1999 et gardé vingt-sept ans. Notre article sur la Résonance 022/99R retrace son histoire.
Ces trois résultats prolongent une année exceptionnelle pour F.P. Journe chez Phillips. La maison a déjà vendu la Souscription n° 007 pour 13,9 millions de dollars, soit environ 12 millions d’euros. La Souscription n° 18 a atteint 6,3 millions de dollars, soit environ 5,4 millions d’euros. La « Pisa » a atteint 3 millions de dollars, soit environ 2,6 millions d’euros. Retrouvez ces records dans notre classement des montres les plus chères vendues aux enchères en 2026.
Rolex Stelline : 2 334 500 francs pour une pièce découverte au Japon
La Rolex référence 6062 « Stelline » (lot 129) atteint 2 334 500 francs, soit environ 2,5 millions d’euros. L’estimation était de 600 000 à 1,2 million de francs, soit environ 650 000 à 1,3 million d’euros. Le prix approche donc le double de l’estimation haute. En outre, cette montre en or jaune date d’environ 1952.
Phillips l’a acquise auprès de son premier propriétaire, au Japon. Son cadran « Stelline » doit son nom à ses huit index en forme d’étoile. La référence 6062, lancée en 1950, associe un triple calendrier et une phase de lune dans un boîtier Oyster étanche. Par ailleurs, le cadran montre à peine les marques du temps, et la couronne Super Oyster d’origine est en place.
Ce que ce résultat dit du marché de collection
Parmi les adjudications publiées, trois des quatre plus fortes sont des F.P. Journe. La Patek Philippe 1436 s’intercale en deuxième position, et la Rolex Stelline arrive cinquième. Ce classement porte sur les résultats connus le 8 novembre en fin d’après-midi. La session II se poursuivait alors, avec les lots 108 à 221.
Cette vente suit une saison de printemps record pour Phillips. La maison avait dépassé 235 millions de dollars de ventes, soit environ 200 millions d’euros. Le haut du marché ne repose donc plus seulement sur Patek Philippe et Rolex. L’horlogerie indépendante attire des acheteurs prêts à payer très cher des pièces rares et bien documentées. La Patek Philippe 1436 en acier montre pourtant que le vintage de très haut niveau garde sa force.

© Phillips
Au poignet, la Patek Philippe 1436 en acier paraît plus fine qu’on ne l’imagine, avec ses 33 mm. Le bracelet en cuir beige met aussi en valeur l’acier poli de la lunette. Cette taille reflète les goûts de l’époque. Elle séduit pourtant les collectionneurs d’aujourd’hui, qui recherchent les montres sobres et discrètes.
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Résultats et informations pratiques
| Lot | Montre | Estimation | Adjugé (frais compris) | En euros |
|---|---|---|---|---|
| 95 | Patek Philippe réf. 1436 en acier, 1945 | 2 à 4 M CHF (≈ 2,2 à 4,3 M€) | 6 267 000 CHF | ≈ 6,8 M€ |
| 7 | F.P. Journe Chronomètre à Résonance « Régence » en platine, 2002 | Plus de 1 M CHF, ou 1 à 2 M CHF selon le communiqué (≈ 1,1 à 2,2 M€) | 8 680 500 CHF | ≈ 9,4 M€ |
| 60 | F.P. Journe Vagabondage III en platine et diamants, n° 01/10 | 350 000 à 700 000 CHF (≈ 380 000 à 760 000 €) | 5 057 000 CHF | ≈ 5,5 M€ |
| 125 | F.P. Journe Chronomètre à Résonance pré-production 022/99R | 500 000 à 1 M CHF (≈ 540 000 à 1,09 M€) | 4 936 000 CHF | ≈ 5,4 M€ |
| 129 | Rolex réf. 6062 « Stelline » en or jaune, vers 1952 | 600 000 à 1,2 M CHF (≈ 650 000 à 1,3 M€) | 2 334 500 CHF | ≈ 2,5 M€ |
La vente s’est tenue les 7 et 8 novembre 2026 à l’hôtel President Wilson, quai Wilson 47, à Genève. Elle réunissait 221 lots en deux sessions. La session I portait sur les lots 1 à 107, et la session II sur les lots 108 à 221. Phillips l’organisait avec Bacs & Russo. Les équivalents en euros sont des estimations, calculées à environ 1,086 euro pour 1 franc suisse.

