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mode-femme Sonia Rykiel : Hommage à une femme à la hauteur de ses ambitions

Date : 5 septembre 2016
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Sonia Rykiel, figure iconique de la mode s’est éteinte, ce dernier jeudi 25 août 2016, à l’âge de 86 ans à cause de sa maladie, qu’elle avait depuis 20 ans, la maladie de Parkinson. Née en 1930 dans la ville de Neuilly, fille d’un père roumain et d’une mère russe, rien ne la destinait à la mode.

Elle expliquait qu’elle devait être une femme comme sa mère, une femme qui ne travaillait pas, elle disait « Je suis une imposture de la mode. Je n’ai jamais étudié la couture, je ne sais pas tricoter et malgré ça, je suis devenue la reine du tricot, si ça ce n’est pas une imposture. » Cette femme forte, en opposition aux diktats de la mode, souhaitait que les femmes soient vêtues comme elles le souhaitent et non pas comme la mode l’impose. Affirmant son féministe, la créatrice criait haut et fort sa philosophie de « démode » dont elle est l’initiatrice, incitant les femmes a créer leur propre style, son leitmotiv était de « sortir du troupeau ». Elle affirmait que le pantalon est la possibilité de l’égalité entre les femmes qui ont de belles jambres, et celles qui n’en ont pas. Sa révolution avait commencé en 1962, lorsqu’elle a sorti le pullover, jusque là rien d’extraordinaire, mais la créatrice en a fait une pièce d’exception, en maille serrée, ajusté au corps de la femme, sans oublier ses célèbres rayures.

Ce n’est qu’en 1968 qu’elle lance sa marque, déjà poussée sous les feux des projecteurs, puisque sa création avait été adoptée par Brigitte Bardot ainsi que Sylvie Vartan, entraînant un tel engouement que sa griffe est lancée à Paris. Elle ne s’est pas arrêtée en si bon chemin et à exporté ses collections dès l’année suivante aux Etats-Unis. «  Je défendais une nouvelle manière d’être pour les femmes, plus libre, plus active, plus séduisante aussi…C’était l’esprit de Saint-Germain-des-Prés des années 1970 […]. C’était tout un bouillonnement d’idées, on pouvait inventer, on pouvait y aller », avait-elle expliqué. De là, Sonia Rykiel n’hésite pas à imposer son style, sa révolution «  Elle refuse les doublures, impose le noir, les rayures, les coutures à l’envers. Elle fait des vêtements qui collent au style de vie des femmes : des femmes qui ont besoin et exigent, comme nomades, voyageuses et amantes, une totale liberté de mouvement », cela figure sur son site internet.

C’est dès 1976, que sa fille Nathalie rejoint la Maison de mode, qui devient entreprise familiale, tout d’abord en tant que mannequin, elle prend ensuite la direction artistique et générale en 1995, et la Maison s’étend et propose des collection pour les hommes, les enfants et les accessoires. Puis en 2011, successivement, la Maison est reprise par April Crichton, Geraldo da Conceicao puis enfin à Julie de Libran. Depuis quelques années, la société Chinoise Fung Brand a reprit la marque Sonia Rykiel afin de développer la marque à l’international, le tout en leur cédant 80% de son capital. Cette femme extraordinaire, qui faisait de la capitale parisienne son terrain de jeu, au talent novateur, a crée un style féminin et ambitieux, sa chevelure orange ressortant sur sa silhouette noire, Sonia Rykiel a révolutionné la mode avec son principe de « démode », ses rayures et la matière du tricot qui grâce à elle s’est trouvé des allures nobles.

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