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mode-femme Paris Fashion Week : Les incontournables de la saison Printemps Été 2017

Date : 9 octobre 2016
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Du 27 septembre au 5 octobre s’est déroulé la Fashion Week parisienne, une saison Printemps-Été 2017 rythmée par non moins de 90 défilés aux airs exclusivement féminins. Inspiration eighties, tendances futuristes, des pièces aux airs poétiques jusqu’à la lingerie, et même une petite dose de « mauvais gout » : découvrez les immanquables défilés d’une saison riche en nouveauté.

Jacquemus : Ce nouveau talent ne cesse de nous surprendre, pour cette saison, sous la « french touch » symbolisée par l’inspiration de notre belle Provence qui n’est autre que sa région inspiratrice, (« Les Santons de Provence » qui était le titre du show), le créateur nous révèle un défilé exclusivement poétique symbolisé par l’emblématique chapeau de paille. Des silhouettes aux formes amples, larges même XXL, des épaulettes revisitées mais toujours avec une taille ceinturée, histoire de bien marquer la féminité de la femme Jacquemus.

Sonia Rykiel : un monde attristé par la disparition d’une des plus emblématiques créatrices de sa génération en août dernier. Le défilé Printemps-Été 2017 de Sonia Rykiel était donc très attendu, un show qui n’a pas manqué de livrer un véritable hommage à celle qui a donné sa signature à la marque. « RYKIEL FOREVER », c’est le slogan affiché lettre par lettre sur les mannequins par l’iconique petit pull Rykiel. Une collection caractérisée par des dimensions exagérées, une femme libre de ses mouvements, bien dans son corps, une revisite des codes marins, sans oublier les iconiques rayures.

Dior : Avec Maria Grazia Chiuri, l’ancienne directrice artistique de Valentino pour meneuse, le féminisme était au centre de la collection printemps-été 2017 de la maison Dior. Étant la première femme directrice artistique dans cette iconique maison, elle entend bien faire passer un message : « Dio(r)évolution », « We should all be feminist » n’étaient autre que les slogans affichés sur les pièces. Des pièces qui elles dévoilent un style féminin classe mais tout de même détendu : un côté rock sous des blousons en cuir, des clous, en plus de la dentelle, de bustiers, de jupons transparents, du matelassé … le tout principalement sous les teintes noires et blanches, sans jamais oublier les iconiques de la maison, même revisités.

Chanel : Le défilé Chanel est toujours un des plus attendu : pour cette saison, les nouvelles technologies ont été à l’honneur chez Chanel : Le Data Center, un décors toujours plus surprenant par ses câbles de couleurs se baladant sur toute la longueur et ses voyants lumineux : « Intimate technologies », une collection bien significative sur la génération actuelle. Une première arrivée marquée par des modèles Chanel robotisées qui confirme les premières impressions, on mentionne le tweed à plusieurs reprises, matière iconique de la maison, sous des nuances électriques dans toutes ses formes. Une légère apparition de dentelle fine nuance ce côté moderne appuyé par ces casquettes portées sur le côté, le style urbain transformé par l’élégance incontestable de Chanel.

Louis Vuitton : Nicolas Ghesquière ne fait que séduire son public avec des collections toujours aussi bien imaginées. Pour cette saison printemps-été 2017, Louis Vuitton dévoile une femme libre, classe et cosy à travers des coupes retravaillées qui donnent une certaine allure extravagante. La pièce phare fut la coque pour iPhone qui n’est absolument pas passée inaperçue ; il y a également ces trenchs gris très ouverts ou ces pantalons à fermeture zip à partir du tibia jusqu’au chevilles, la collection regorge de pièces resplendissantes.

Saint Laurent : un défilé qui a suscité curiosité suite aux premiers émois d’Anthony Vaccarello dans l’iconique maison. Un Saint Laurent nouvelle génération : un parfait mixte entre le style Saint Lau’ et la touche Vaccarello : on note ces robes sensuelles tout comme asymétriques, ces jupes bouffantes, sans oublier les immanquables vestes de smoking, la femme Saint Laurent et son côté sexy à souhait, même en jean. Une collection à la forte présence de noir, non étonnante mais qui fait toujours son effet. En bref, une première collection concluante, on reste à l’écoute.

Hermès : un chic rayonnant propre à la maison : des coupes droites, des tailles mises en valeur que ce sois par ces longues jupes mouvementées, ces combinaisons ou pantalons taille (très) haute ; la femme Hermès est séduisante, surprenante dans des couleurs riches mais délicates à la fois, son allure n’est jamais trahi à travers ces couples de vêtements profondément étudiés.

Maison Margiela : Une collection futuriste, loin d’être décevante. Et même surprenante, si on parle de pièces en particulier comme les chaussures séparées au niveau du pied, ces combinaisons à moitié enfilées dont la vocation « laisse aller » des manches contribue à l’allure Margiela. Leurs looks se démarquent, tel le trench transformé en robe courte ou encore par ces jeux de matières très visuels. La maison a toujours ce côté décalé mais sait y ajouter sa touche d’élégance.

Lanvin : « Classe et sexy » voici les mots qui définissent à la perfection les créations Lanvin pour cette saison après le départ d’Alber Elbaz. On note les tenues légères qui s’avèrent être délicates, sobres et poétiques en plus de ces costumes à la coupe revisitée et ses matières superposées. Encore une maison placée sous l’élan du renouveau après le départ prématuré de son ancien directeur artistique.

Balmain : L’aventurière Balmain défile à travers un décors sauvagement étudié : ses grandes plantes aux feuilles vert chlorophylle soulignent l’esprit militaire de la Balmain Army qui est ici magnifiquement évoqué par ces amazones aux robes infinies et flottantes dans des teintes allant du kaki au bleu électrique flamboyant, on note toujours ces épaisses ceintures à la taille et on précise la guerrière habillée de python, des matières qui jouent avec le mouvement, la puissance de la femme Balmain s’exprime dans la démarche, cette allure unique et minutieusement travaillée.

Balenciaga : la dimension s’il vous plait ! Pour cette saison, la Maison Balenciaga a affiché une allure color block particulièrement par ces épaules carrées démesurées, on note aussi ces sags XXL et les bottes-legging en spandex coloré qui donne cette sensation de jambes infinies. Un volume souligné par les couleurs éclatantes que la collection impose.

Alexis Mabille : Une collection rayonnante, particulièrement par ces couleurs vivaces, entre ces robes larges et ballantes ou encore ces chemises rayées de bleu, blanc, rouge et jaune : des formes rétro retrouvées tel le pantalon pattes d’éléphants, un petit retour dans les années 80 qui ne fait de mal à personne.

Isabel Marant : un thème partagé entre monotone avec sa forte tendance de gris et vivant par ces fleurs délicates sur les robes ainsi que ces couleurs tenaces tel le rouge. Des pièces assez larges, ballantes : la carte du confort a été jouée dans la maison. Les pièces phares seront les différentes combinaisons proposées aux fortes ceintures, cette robe aux motifs floraux aux proportions soigneusement étudiées ainsi que ces longues chaussures grises. Des pièces mêlant le court et le long d’une façon iconique, une collection qui nous fait vite regretter l’été, notamment par ce maillot de bain accompagné d’un large trench volant.

Issey Miyake : La maison japonaise invitée spécialement pour l’évènement a su faire plaisir aux invités avec des looks impressionnants. En outre, le japonais nous a présenté des vêtements avec des formes diverses, capables d’hypnotiser au premier abord. On peut également constater des robes imprimées aux motifs tribaux. Les créations d’Issey Miyake ne passent décidément jamais à côté.

Elie Saab : un défilé qui a fait renaitre la génération Disco plus que jamais : une ambiance  Bungalow Eight, on souligne ces étoiles présentent sur la plupart des pièces, accompagnées de teintes pops, vivaces sur des tailleurs-pantalons ou même ces jupes fluides, ces robes vaporeuses qui éclairent le chic et l’allure tenace de la femme Elie Saab.

Nina Ricci : on y retrouve la classe, le rétro mais il y a ce côté détente qui fait la différence dans cette collection pouvant être qualifiée d’ultra violette. Une démarche détendus, une femme dans son élément, sans scrupule. On notera la chemise violette au col superposé sur la veste de costume violette ou encore la chemise en cuir de la même couleur avec son pantalon à pinces mauves en plus de ces pièces qui mêlent rayures venant tout droit d’un uniforme d’arbitre, une allure sporty pratique qui s’avère s’accorder à la perfection à l’ambiance que suppose l’été.

Céline : Modernité et élégance sont les deux mots caractérisant ce défilé. Des vestes aux dimensions exagérées, des robes longues croisées, des pantalons courts qui se finissent par des voiles fluides qui donnent cette sensation de légèreté à la lourdeur du cuir. On notera aussi l’apparition de la touche Klein sur certaines pièces, un hommage à cet artiste de l’art pictural et contemporain.

Valentino : La maison italienne a su faire plaisir aux experts de la mode présents pour l’occasion à son défilé malgré le départ d’un des deux cerveaux de la maison. Le rouge légendaire Valentino valse sur le podium jusqu’à se fondre dans du rose. Des silhouettes street-chic étonnantes par ces trenchs, vestes en cuirs sont à souligner en plus de ces pièces toujours minutieusement travaillées : broderie, volants, transparent gracieux… un rendu propre au style Valentino jamais décevant.

John Galliano : Sexy tout en finesse. De la dentelle, du voile, une légèreté triomphante par ces soigneux dessous et ces tissus d’une finesse folle, parfois dépassé par de plus forts. On  note un véritable jeu de mouvement, les tissus dansant au pas saccadé des modèles portant un masque d’animaux au dessus de la tête, une collection à la fois poétique et sexy.

Stella McCartney : L’anglaise a réjoui le présentoir avec un défilé très dynamique, qui a su se différencier des autres maisons en général. Un défilé sous l’ambiance d’un grand show dansant. Les mannequins se sont prêtées au jeu, un rendu très agréable à vue de la collection : des couples amples et proportions spécifiques, suivies de silhouettes à l’allure sportive, avec un penchant futuriste, on note les imprimés qui soulignent l’ambiance particulière du défilé : « All is love », « thanks girls », « no leather », « no fur » : ces slogans qui s’affichent sur les modèles qui marqueront la mentalité « feeling-good » du défilé.

Alexander McQueen : La créatrice a prit pour inspiration les îles Shetland, un archipel d’îles britanniques situé au nord de l’Ecosse. On y trouve des pièces brodées, des robes imprimées, des visuels faisant penser à du patchwork qui sont en fait des motifs des « Taatit », des couvre-lits locaux, cousus ensemble lors d’un mariage pour symboliser l’union, une idée directement puisée des traditions de ces îles inspiratrices. Un esprit romantique par ces longues robes précieusement travaillées, ces motifs floraux sans oublier le côté rock évoqué par les blousons de cuir.

Kenzo : un défilé qui livre avant tout un hommage à l’illustrateur Antonio Lopez, qui fut une icône de la mode des années 70 et 80. Une femme sure d’elle, triomphante s’avance dans des pièces aux motifs parfois militaires mais revisités qui confirment cette forte féminité. On note aussi un certain jeu du volume notamment sur les épaules, qui accentue le haut de la silhouette et impose la taille ferme et dansante de la femme Kenzo.

Miu Miu : un défilé caractérisé par d’iconiques baigneuses qui s’avancent à forte allure, tongs aux pieds, dans de grands peignoirs graphiques, des tailleurs centrées ou encore à travers des maillot de bains aux coupes travaillées couverts de chemises ou brassières à l’allure semblant vintage.

Off-White : Virgil Abloh et ses créations sont toujours aussi passionnantes. Pour cette saison, la collection est nomée « BUSINESS WOMAN », synonyme de ces silhouettes assurées aux allures dérobantes. Des formes profondément travaillées, des coupes droites qui suivent le nom de la collection, on note aussi un réel jeu des tissus, des plis travaillés aux allures valsantes sans oublier de mentionner la présence des accessoires ou inscriptions phares d’Off-White. Une main qui continue à gravir les échelons et à susciter pas mal de bons échos à son sujet. A suivre…

Schiatzy Chen : ce fut la maison invitée durant de cette semaine de la mode féminine, le style taïwanais n’a point déplu concernant les vêtements proposés à travers différents looks : ce fut d’un moderne triomphant : des robes avec effets transcendants aux variances de blanc, gris, noirs, tout comme des couleurs exaltantes, des vestes courtes aux coupes profondément soignées ou encore ces pièces aux motifs précisément implantés au centre, ces talons aux lacets envahissants et ces dentelles fines ou encore voiles imposent cette allure légère et forte à la fois que la collection expose. De la couleurs, de la vivacité, on sent derrière un réel investissement d’une création sans fin.

 

 

 

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